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Nos dossiers médicaux -> Rhinite allergique

Rhinite allergique

Auteur

Auteur : Equipe médicale consultation-sante.com

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Date création : 30/07/2012

date mise a jour

Mise à jours : 23/10/2012

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La rhinite allergique est la manifestation la plus courante de l’allergie respiratoire

Définition :

Rhinite : du grec rhin génitif rhinos «nez» et du suffixe «ite» dont le sens médical est «inflammation».

Allergique : du grec allergein «agir autrement». C’est un médecin autrichien Von Pirquet en 1906 qui invente le mot allergie. L’allergie est une réaction anormale du système immunitaire face à une substance étrangère à l’organisme.

La rhinite allergique est donc «une inflammation des muqueuses nasales due à une réaction anormale du système immunitaire envers une substance étrangère à l’organisme

 

Symptômes de la rhinite allergique :

La rhinite allergique se caractérise par la survenue récurrente d’éternuements en salve, d’écoulements (le nez qui pique, qui coule et des sécrétions très liquides) et de sensation d’obstruction nasale, de tension dans la région des sinus.

L’atteinte des conjonctives, d’intensité variable, est fréquemment associée : œil rouge qui brûle, larmoiements, impression de sable dans les yeux…on parle de conjonctivite allergique.

D’autres symptômes s’associent fréquemment : maux de gorge, aphonie, voix rauque, des démangeaisons de la gorge, une fatigue intense avec insomnie, irritabilité.

Ce sont les circonstances de survenue qui orientent le diagnostic : toutes ces manifestations surviennent lors de circonstances particulières : exposition à la poussière, promenade champêtre, contact avec un animal…et permettent de différencier une rhinite non allergique liée à une infection, une polypose, ou encore une intoxication médicamenteuse, d’une rhinite allergique.

Prévalence de la rhinite allergique :

La fréquence de la rhinite allergique a été multipliée par quatre au cours des trois dernières décennies et touche en France 25% de la population. Pathologie bénigne dont les conséquences cependant posent un vrai problème de santé publique, certaines formes sévères pouvant être responsables d’absentéisme scolaire ou d’arrêt du travail.

Différents types de rhinites allergiques:

Il existe deux types de rhinites allergiques, la rhinite saisonnière ou «rhume des foins» dont la survenue est liée à la présence de pollens et la rhinite persistante entretenue par des allergènes constamment présents dans l'environnement de la personne.

  • La rhinite allergique ou rhume des foins

    Pour la petite histoire, l’expression « rhume des foins » ou « fièvre des foins » est née au début du XIXe siècle. Les médecins de l’époque observant que les symptômes apparaissaient chez les paysans, après la période des foins, inventèrent ce mot pour désigner l’ensemble des symptômes connus aujourd’hui sous le nom de rhinite allergique.

    Allergènes en cause dans la rhinite allergique :

    Avant tout les acariens de la poussière de maison, puis les pollens de graminées et enfin, les chats!!!
    Ce sont les allergènes responsables de la majorité des rhinites allergiques en France.

    IL EXISTE CEPENDANT DE GRANDES VARIATIONS GEOGRAPHIQUES :

    Pour exemple, les acariens sont quasiment inexistants en Scandinavie du fait du climat froid et sec, tandis que les chats et les pollens de bouleau sont au-devant de la scène. En Italie, pollens de cyprès et de pariétaire sont à l’origine de manifestations allergiques fréquentes et intenses.

    IL EXISTE EGALEMENT DES VARIATIONS EN FONCTION DES SAISONS :

    Au début du printemps, le pollen des arbres, en juillet, les graminées, à la fin de l’été, l’ambroise ou herbe à poux (ambrosia artemisifolia), dont l’allergie s’étend de la mi-août à la fin du mois de septembre.


  • La rhinite persistante

    La rhinite persistante peut être provoquée par des substances allergisantes présentes dans l'environnement de la personne qui semble enrhumée en permanence (poussière, animaux, moisissures…).

    Les acariens sont une cause très courante de rhinite allergique persistante. On les trouve dans les matelas, les oreillers, les divans, les tapis et la poussière.

    Mais la majorité des personnes souffrant de rhinite persistante sont atteintes d’une rhinite vasomotrice non allergique. Elle survient en situation de stress, se déclenche lors de variations de températures ou d’humidité, en présence de fumée, poussière, d’odeurs diverses (un parfum par exemple) ou en réaction à un médicament ou à des changements hormonaux.

Facteurs favorisants :

  • Antécédents familiaux

    Le diagnostic de rhinite d’origine allergique est souvent conforté par l’existence de cas similaires dans la famille, père, mère, frères et sœurs. Un individu dont les deux parents sont allergiques a 70 % de chances de l’être lui-même. Cette composante héréditaire de l’allergie respiratoire est clairement établie.

  •  Facteurs environnementaux

    - L'exposition répétée à des allergènes aériens.

    - L’exposition à la fumée de cigarette, surtout durant la première année de vie.

    - L’exposition à la pollution aérienne et à d’autres irritants des voies respiratoires. (produits chimiques, pollution atmosphérique)

    - L'abus de décongestionnants topiques (en aérosols) peut aggraver l'état des muqueuses du nez et, par conséquent, causer une rhinite médicamenteuse associée (non allergique).

Prévention de la rhinite allergique :

  • Avant le déclenchement de la maladie

    Pour le moment, la seule mesure préventive reconnue consiste à éviter le tabagisme et la fumée secondaire. La fumée de tabac irrite les voies respiratoires, ce qui crée un terrain propice aux maladies respiratoires.

  • Mesures pour réduire la fréquence et l’intensité des symptômes

    Lorsqu'on est atteint de rhinite allergique, il est possible de réduire ou de prévenir l'aggravation des symptômes par différents moyens :


    REDUIRE L'EXPOSITION AUX ALLERGENES :

    - Pollen et moisissures :
    Éviter les activités qui exposent à de grandes quantités de pollen, comme tondre la pelouse ou faire une promenade champêtre à l’époque des pollens.
    Un purificateur d'air muni d'un filtre à particules à haute efficacité ou un filtre électrostatique assurera l’élimination des allergènes dans la maison.
    Éviter de faire sécher son linge dehors, car du pollen risque de s’y déposer.
    Maintenir le taux d’humidité à moins de 50 % (déshumidificateur).

    - Acariens :
    Laver fréquemment la literie à l'eau chaude (au moins 60°C).
 Recouvrir le matelas d'une housse anti acariens et se procurer des oreillers de mousse synthétique lavables.
    Nettoyer les tapis et les moquettes à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre.
    Éviter les tapis dans la chambre à coucher.
    Il existe des acaricides en aérosol. Après avoir vaporisé le produit sur les matelas, les tapis, les fauteuils, aérer la pièce à fond durant plusieurs heures avant d'y séjourner de nouveau.
 Détruire les acariens et les larves d'acariens logés dans les jouets en peluche…facile, on peut les mettre au congélateur durant 72 heures. Opération à répéter tous les 3 mois.

    - Animaux :
    Pas d’animal dans la maison, autant que possible. Les chats sont les plus allergènes. Garder l’animal hors de la chambre à coucher.

    - Aliments :
    Certaines personnes qui souffrent d’allergies saisonnières sont sujettes à une forme particulière d’allergie à des fruits, des légumes frais ou des noix. L’ingestion de l’aliment provoque des démangeaisons sur les lèvres, la langue, le palais et la gorge. Parfois, un gonflement des lèvres, de la langue et de la luette survient.
    Une personne allergique au pollen de bouleau peut avoir une réaction allergique en consommant une pomme ou une carotte crue, une personne allergique au pollen de l’ambroise peut déclencher ce type de réaction en mangeant des melons, des bananes ou des concombres crus.
    On appelle ces réactions des réactions croisées; elles sont liées au fait que les allergènes contenus dans ces pollens et ces aliments sont proches chimiquement.
    Il est conseillé de s’abstenir de consommer ces aliments crus, surtout durant la saison des allergies.

    REDUIRE LES FACTEURS IRRITANTS :

    - Tabac
    - Parfums
    - Poluution atmosphérique...


  •  Mesures pour prévenir les complications

    C’est le traitement précoce de la rhinite allergique afin d’éviter les complications (l’otite moyenne, l’asthme, la sinusite chronique).

    Traitements médicaux de la rhinite allergique :

    Cesser l'exposition aux allergènes connus est la première étape du traitement antiallergique. Éliminer l'allergène n'est pas toujours possible, comme dans le cas des allergies au pollen.

TRAITEMENTS :

Le traitement de la rhinite allergique comprend trois grands axes :


  • L’éviction allergénique

    L’éviction consiste à réduire au maximum le contact allergénique. Très efficace dans l’allergie aux acariens, elle est par contre difficile à mettre en œuvre dans les allergies polliniques.

  • Le traitement médicamenteux

    Les antihistaminiques, d’usage courant, agissent sur la production d’histamine responsable des symptômes de l’allergie. Ils constituent le traitement de première ligne de la rhinite allergique et représentent plus de 90 % des prescriptions. Ils sont donnés en prise unique quotidienne, ou à la demande quand les symptômes sont intermittents. En vente libre en pharmacie (Claritin®, Allegra®, Zyrtec®).

    Les corticoïdes nasaux sont souvent utilisés en renfort ou en alternative aux antihistaminiques. Ils sont plus efficaces que ces derniers sur l’obstruction nasale mais peuvent créer une irritation des muqueuses du nez.

    Les corticostéroïdes oraux peuvent être utilisés pour soulager les symptômes allergiques graves. Ils ne seront prescrits que sur une courte période, car leur

    utilisation à long terme peut causer des effets secondaires sérieux.

  • La désensibilisation

    Son but : développer la tolérance du patient vis à vis de l’allergène responsable de l’allergie. En administrant au patient régulièrement et pendant de nombreuses années (3 à 5 ans) les extraits allergéniques de l’allergène concerné, on aide l’organisme à s’y « habituer ». le résultat est de l’ordre de 50% d’efficacité.

    Une petite révolution dans le monde de la désensibilisation : depuis plusieurs années, elle est administrée par voie sublinguale, moins contraignante et mieux tolérée. Il s’agit de prendre le matin des gouttes d’allergènes, gardées deux minutes sous la langue puis avalées. L’effet protecteur de la désensibilisation se prolonge habituellement plusieurs années après l’arrêt de celle-ci. Plusieurs études montrent en outre que ce traitement réduit le risque de développer d’autres allergies, et celui de voir apparaître un asthme.

  • Chirurgie

    Elle est indiquée pour la déviation de la cloison nasale, les polypes nasaux ou pour drainer des sinus infectés. La chirurgie sert principalement à faciliter la respiration, mais en aucun cas elle ne guérit l’allergie.

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